27.08.2009
Pays Dogon
Sangha, Irelli, Tirelli, Nombori, Dourou, Begnimatou, Indelou, Yabatalou, ... 6 jours à serpenter le long de la falaise qui s'étend de Bandiagara(ville d'Hampate Ba) jusqu'au Burkina-Faso. Malgré son succès touristique, il faut bien reconnaitre que le pays Dogon correspond à l'Afrique
telle qu'on l'a rêvée étant petit. On a l'impression d'avoir pénétré l'écran de cinéma : A la beauté du site naturel et des villages en banco parsemés tout le long de la falaise s'ajoute le mystère de la cosmogonie et de la culuture Dogon. Pour se dépenser un peu nous avons opté pour le trajet le plus long (pas bien méchant malgré les sacs). Seule Claire finira le parcours sans avoir connu de pépins musculaires (j'ai fait le trajet en tongues, ça aide pas). Nous marchons le matin et en fin d'après midi car le soleil tape fort. Cette année la pluie tarde à venir et les champs de mil se portent mal. De la même manière qu'au Cameroun les villageois multiplient les rites afin d'invoquer la pluie. Les femmes les plus agées, comme hystériques, se roulent par terre au rythme des tam-tam afin d'obtenir la cléménce du temps. Le soir, Après un plat de pates ou de riz accompagné de sauce dogon (oignons tomates), puis une petite bière, nous montons nous coucher sur les toits à l'abri des moustiquaires le nez planté dans les étoiles. Magique, sauf lorsqu'un vent violent suivi d'une pluie abondante firent leur apparation au beau milieu de la nuit.
Sur le trajet du retour nous faisons une halte de deux jours à Djene pour y observer la mosquée, le plus grand batiment en banco de la planète. René Caillé y séjourna longuement. Je ne sais trop vous dire si cette escale m'a plu ou pas. D'un côté les guides et et les commerçants ambulants sont collants, (j'en profite pour dire que ces gens évoquent le mélange des cultures et l'ouverture d'esprit pour vous briser les coucouniettes, en vous martelant que l'Afrique est le pays de l'échange et de la découverte. Que néni, je les considère pour bcp comme des parasites poussant souvent les touristes à se replier sur eux-mêmes). Deuxio les détritus jonchent le sol de la cité. D'un autre côté la ville semble figée dans le temps et ne pas avoir bougé depuis des siècles. Et sa mosquée, bien qu'un peu moins impressionnante qu'imaginée, demeure jolie et mystérieuse.
Dernier point de notre périple, nous nous arretons a Ségou pour trois jours. L'arrivée est un peu difficile, Ben étant proche d'en venir aux mains avec un mec qui nous emmenait en toute conscience à l'opposé de la destination demandée. Nous nous retrouvons chez Ibrahim, un guide rasta man plutot sympa. Segou est la ville des potieres, et Mario n'a pas manqué de nous passer une commande de plats, bols et cendriers pour le Nemasow. Au programme visite du village des potieres, mini-stage de Bengalow (technique de teinture à base d'argile et de plantes), promenade sur les bords du Niger et PIIZZAAASS pour rassasier nos estomacs d'européens en manque.
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Commentaires
Un voyage qui m'a tout l'air d'avoir été un périple, je pense qu'au milieu de ces moments "négativotouristiques" il y a bien eu des omments bcp plus positifs et c'est peut être cela qu'il faut garder en mémoire et transmettre...
Merci en tout cas pour ce retour sur expérience !
Ecrit par : bet 770 | 30.03.2010
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